Cartographie du risque de dégradation des terres dans le bassin versant du poni, sud-ouest du Burkina Faso

Auteurs

  • Sié PALÉ Université Faustin Sié SIB / Laboratoire Dynamique des Espaces et Sociétés de l’Université Joseph KI-ZERBO
  • Adama KÉKÉLÉ Université Faustin Sié SIB / Laboratoire Dynamique des Espaces et Sociétés de l’Université Joseph KI-ZERBO
  • Augustin YAMÉOGO Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI

Mots-clés :

Dégradation des terres, risque, bassin versant, Poni, Burkina Faso.

Résumé

La connaissance des paramètres bioclimatiques et du fonctionnement hydrodynamique d’un bassin versant constitue un atout pour apprivoiser son aménagement. Cependant, en adoptant une approche qui assimile les principaux acteurs du secteur agricole du bassin versant du Poni plutôt que l’approche classique de quantification intégrant l’équation de Wischmeier, une cartographie des zones sensibles à l’érosion due aux différentes activités humaines pourrait aider à la prise de décisions. C’est ce qui justifie cette recherche qui s’appuie sur l’identification des zones les plus exposées au risque d’érosion hydrique du bassin versant du Poni pour orienter les mesures de gestion durable des ressources naturelles. La méthodologie adoptée concilie une approche mixte de collecte de données sur la perception paysanne de la dégradation des terres d’une part et de l’analyse cartographique des bases nationales de données topographiques (BNDT-2014) de l’Institut Géographique du Burkina et du Bureau National des Sols (BUNASOLS) et du traitement des images Landsat ETM (1990,1999, 2009) et OLI-TIRS (2019), d’autre part. Les résultats obtenus montrent une dégradation spécifique du bassin de 0,85 t/ha/an, à cause des averses agressives et des activités anthropiques. Malgré la monotonie d’ensemble de son relief (amplitude altitudinale de 340m) et de sa pente générale (1,7°), le bassin versant présente des unités morphologiques clairement mentionnées par le paysannat où l’érosion hydrique est plus active. Ainsi, une interpolation de l’ensemble de ces informations a permis d’obtenir une carte du risque perçu de dégradation des terres dans le bassin versant du Poni. De ce fait, 44% de la superficie du bassin versant est sensible à une faible dégradation, contre 11% à forte dégradation et 9% à très forte dégradation. Ces résultats qui identifient la sensibilité à l’érosion des unités morphologiques doivent guider les choix des mesures de conservation de la fertilité des sols.

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Publiée

2026-07-24

Numéro

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